Assemblées générales du personnel :
- Meudon : Mardi 3 mars
- Châtillon salle du restaurant : Vendredi 6 mars à 15h
- Palaiseau salle du restaurant bât O : Vendredi 6 mars à 15h
- Toulouse salle d’auditorium bât A : Lundi 9 mars à 11h
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En 2020, la direction de l’ONERA se préoccupe de rétablir l’attractivité de l’office. Par ailleurs elle affiche régulièrement son intérêt pour notre bien-être au travail, qui figure donc en principe parmi les objectifs des négociations.
Cependant, comme nous l’avons détaillé dans le tract CGT distribué en février, les propositions de la direction ne nous semblent pas de nature à rassurer, ni sur l’attractivité de l’ONERA, ni sur la possibilité d’exercer nos métiers dans de meilleures conditions.
Voici les modifications proposées par la direction qui peuvent soulever des inquiétudes légitimes :
– Rachat de la semaine de Noël → intérêt par rapport à la surcharge de travail actuelle ? intérêt de la compensation financière annoncée (2%) ? effet de la suppression de ce repos sur les conditions d’exercice du travail ?
– CDI de chantier → précarisation des jeunes collègues ? périodes d’essais déguisées de 5 ans ? perte de savoir-faire à la fin des contrats ?
– Forfait jour → obligation de résultat, sans contrôle du temps de travail ? augmentation de la surcharge de travail ?
– Politique salariale (4% en 2020 soit 2% en plus du COP) → 0% l’année prochaine ? intérêt par rapport aux salaires du privé, où s’en vont de nombreux jeunes embauchés pour effectuer le même travail ?
La CGT s’interroge sur la nécessité d’imposer dans l’urgence et d’un seul bloc des points aussi déterminants qui nécessiteraient des négociations séparées et approfondies. Et ce d’autant plus que, soumise aux questions répétées de la CGT, la direction a fini par admettre que seule l’augmentation du temps de travail était véritablement exigée par la tutelle.
Comme le montrent les efforts de la direction pour rallier le personnel à ses propositions, court-circuitant au passage les syndicats, avec recours à des moyens de communication très inhabituels pour l’ONERA, telle la dernière vidéo de propagande, la détermination et la volonté d’aboutir à un accord semblent particulièrement importantes cette année. Doit-on s’en réjouir ou bien s’en inquiéter ?
Si votre objectif personnel n’est pas d’aller voir ailleurs si l’herbe est plus verte, mais de travailler à l’ONERA sur les activités qui vous intéressent, vous n’avez d’autres choix que de revendiquer avec vos représentants syndicaux de meilleures conditions de travail et de rémunération, dans un climat apaisé, pour votre bien-être et la qualité de la recherche aérospatiale.
« Nous sommes tous concernés, parlons-en entre nous ! »
Tract appel Assemblées Générales
Commentaires CGT sur la communication de la direction :
Avec une communication infantilisante, orientée, source de confusion et de stress pour le personnel et déloyale envers les syndicats qui n’ont d’autres options que la distribution de tracts papier et les panneaux d’affichage pour y répondre, notre direction joue un jeu dangereux !
En répétant en boucle que les salariés de l’ONERA ne travaillent pas assez, appuyé en cela par notre tutelle qui fait également pression directement sur vos représentants, la direction fait fausse route en ajoutant des RPS aux RPS !
La dernière enquête réalisée auprès de l’ensemble du personnel à mis en avant un manque généralisé de reconnaissance. Les données comparatives avec les entreprises du GIFAS montrent un net décrochage des rémunérations de toutes les catégories de personnel de l’ONERA, y compris des nouveaux embauchés (base mini bac+5 de 2900 € à 3615 € mensuels au CNES par exemple, combien à l’ONERA ?).
Quand les salariés attendent donc un juste rattrapage pour les efforts réalisés depuis des années et une augmentation des effectifs pour absorber les plans de charge irréalistes et maintenir savoir faire et moyens techniques, la direction propose :
- la perte de la semaine de Noël, hautement symbolique,
- la perte du repère des 39 heures hebdomadaires, déjà bien mis à mal,
- de contraindre les règles du CET et de compenser les effectifs par des emplois précaires, limités à une tâche, un chantier…
Si 1/3 des salariés n’étaient pas nés en 1982, encore moins travaillaient déjà à l’Onera. Il n’est donc pas inutile de rappeler que la direction de l’époque avait fait 2 propositions : l’une purement salariale et l’autre « mixte », salaire + congés (Noël). La CGT écrivait alors dans un tract : « Il faut remarquer de plus que les avantages obtenus en jours de congés échappent à l’impôt ce qui augmente leur impact réel et que dans le temps l’application en est plus surement garantie qu’une mesure salariale (c’est la concrétisation de la 6ème semaine revendiquée par la CGT de longue date). La CGT est favorable à l’adoption du projet salaire + congés et elle engage le personnel à la suivre dans ses conclusions ». Ce qui fut le cas.
Pour la petite histoire, la semaine de Noël a été négociée et obtenue en fin d’année 82 en parallèle de mesures de compensation de l’inflation galoppante (AG=7,8% en 82 et 8% en 83) et auxquelles s’est aussi ajoutée une mesure en masse de 87 francs pour tous. La négociation portant aussi sur l’année 83, en plus de l’AG de 8%, les syndicats avaient également obtenu une prime inversement proportionnelle au salaire, plafonnée à 800 francs pour les salaires inférieurs à 5000 francs et nulle à partir de 13000 francs…
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La CGT confirme une nouvelle fois son opposition au rachat ou à la suppression de la semaine de Noël. De plus, le contrôle du temps de travail étant une obligation légale, la CGT demande à la direction de respecter la loi. Sans doute cela sufira t-il pour convaincre notre tutelle que les salariés de l’ONERA travaillent assez pour mériter un rattrapage. Et si les salariés de Lille tiennent tant à leur pointeuse, il doit bien y avoir une raison ! |
